Ivry-sur-Seine (94200) : l’association Huriya participe à une œuvre monumentale exposée à la Bastille

Une association d’Ivry-sur-Seine au cœur d’un projet artistique parisien

C’est une belle mise en lumière pour Ivry-sur-Seine et pour le monde associatif local.

Depuis le 9 septembre et jusqu’au 20 septembre 2026, la place de la Bastille, à Paris, accueille une installation artistique spectaculaire baptisée « La Re-prise de la Bastille ».

Imaginée par les designers Claire Renard et Jean-Sébastien Blanc, cofondateurs du studio 5.5, cette œuvre rassemble 196 drapeaux réalisés à partir de vêtements usagés.

Mais derrière cette installation visible au cœur de Paris se trouve également un savoir-faire développé à Ivry-sur-Seine. Celui de l’association Huriya et de ses ateliers de revalorisation textile. (Paris ZigZag | Insolite & Secret⁠)

Huriya, l’association d’Ivry-sur-Seine qui donne une seconde vie aux textiles

La fabrication des drapeaux a été réalisée dans les ateliers de Huriya, une association implantée à Ivry-sur-Seine et engagée notamment dans la revalorisation textile et l’upcycling.

Les designers ont travaillé avec l’association à partir de vêtements récupérés auprès de collecteurs partenaires de Refashion. Notamment la ressourcerie Vosges TLC.

Au total, environ une tonne de textiles a été collectée, dont 400 kg ont finalement été utilisés pour réaliser l’installation. (Le Monde.fr⁠)

Dans les ateliers ivryens, les tissus ont été sélectionnés, découpés puis assemblés sous forme de patchworks. Une équipe de couturiers a ensuite procédé à l’épinglage et à la couture. En plus, la couture a été réalisée à la machine mais également à la main pour certaines pièces particulièrement détaillées.

Chaque drapeau est ainsi devenu une pièce unique.

196 drapeaux pour parler du monde et du vivre-ensemble

L’installation présente 195 drapeaux correspondant aux pays membres et observateurs de l’ONU. À ceux-ci s’ajoute un drapeau blanc, choisi comme symbole de paix.

Autour de la colonne de Juillet, ces 196 étendards sont installés sur de grands mâts en bambou.

Au-delà de l’aspect spectaculaire de l’installation, les créateurs souhaitent faire passer un message autour de la coexistence, de la paix et du vivre-ensemble.

Le principe consiste également à détourner le drapeau de sa seule dimension identitaire. Ainsi, le drapeau est présenté comme un élément pouvant participer à une représentation collective du monde. (Le Monde.fr⁠)

Quand le textile usagé devient une œuvre d’art

L’autre particularité de ce projet réside dans les matières utilisées.

Aucun des 196 drapeaux n’a été confectionné à partir de textile neuf. Les vêtements récupérés ont été triés en fonction de leurs couleurs, de leurs matières et de leurs caractéristiques. Ensuite, ils ont été utilisés afin de composer les différents étendards.

Certains éléments textiles ont même été choisis pour évoquer l’histoire ou la culture des pays représentés.

Pour le drapeau français, par exemple, les créateurs ont utilisé notamment un bleu de travail, une blouse blanche de cuisinier, un morceau de tailleur et une couverture Air France. (Le Monde.fr⁠)

Cette démarche illustre concrètement les possibilités offertes par le réemploi et l’économie circulaire. En effet, une matière destinée à être jetée peut devenir le support d’une création artistique exposée dans l’un des lieux les plus emblématiques de Paris.

Ivry-sur-Seine, territoire de savoir-faire et d’initiatives

Pour Mes Magasins, cette réalisation mérite également d’être regardée sous l’angle du territoire.

Les initiatives locales ne restent pas toujours cantonnées à leur commune. Le savoir-faire développé par une association, un artisan, un commerçant ou une structure locale peut parfois trouver un écho bien au-delà du territoire où il est implanté.

C’est précisément ce que montre le travail réalisé par Huriya à Ivry-sur-Seine.

Les visiteurs de la place de la Bastille peuvent admirer une œuvre monumentale à Paris. De plus, ils savent qu’une partie essentielle de sa fabrication a été réalisée dans les ateliers d’une association ivryenne.

Une initiative qui associe culture, réemploi et engagement associatif

« La Re-prise de la Bastille » associe ainsi plusieurs dimensions : création artistique, réemploi des textiles, savoir-faire artisanal et engagement associatif.

Le projet est réalisé dans le cadre de la Paris Design Week, en partenariat notamment avec le Festival du Monde et Refashion. Le Centre des monuments nationaux mentionne également officiellement Huriya parmi les partenaires de cette installation. (Monuments Nationaux⁠)

Les 196 drapeaux doivent par ailleurs connaître une seconde vie après leur exposition puisqu’ils sont proposés aux enchères. Ainsi, cela permet de prolonger la démarche de réemploi engagée dès leur fabrication. (Le Monde.fr⁠)

Mes Magasins met en lumière les associations qui font vivre les territoires

À travers cet exemple, l’Association MES MAGASINS souhaite rappeler l’importance du tissu associatif dans la vie locale.

Une association peut créer du lien, transmettre des savoir-faire, favoriser l’insertion, participer à la transition écologique ou encore contribuer à des projets culturels d’envergure.

Avec Huriya, Ivry-sur-Seine démontre une nouvelle fois que les initiatives locales peuvent trouver leur place dans des projets visibles bien au-delà des frontières de la commune.

Cette histoire mérite donc d’être racontée : à Paris, 196 drapeaux flottent autour de la colonne de Juillet ; à Ivry-sur-Seine, des femmes et des hommes ont participé concrètement à leur fabrication.

Une belle illustration de ce que peuvent produire la rencontre entre association, savoir-faire, réemploi et création.

À découvrir

Ivry-sur-Seine (94200), dans le Val-de-Marne, est une commune engagée dans de nombreuses initiatives culturelles, associatives et citoyennes. Son tissu local constitue une richesse que Mes Magasins souhaite contribuer à faire connaître.

Nous contacter : contact@mes-magasins.fr

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