Chaque année, les chantiers de construction et d’aménagement génèrent des quantités considérables de terres issues des chantiers excavées. Longtemps considérées comme de simples déchets, ces terres issues des chantiers pourraient pourtant devenir une ressource précieuse. Elles pourraient donc être valorisées pour les projets urbains de demain.
C’est dans cette optique que l’Institut de la Transition foncière a présenté récemment le programme GeTex (Gestion des Terres Excavées). Cette démarche est destinée à favoriser le réemploi et la valorisation des terres issues des chantiers. En particulier, elle vise les projets dans les travaux publics et du bâtiment.
Un enjeu majeur pour le secteur du BTP
En France, plus de 130 millions de tonnes de terres sont extraites chaque année lors des opérations de construction, de rénovation ou d’aménagement. Ce volume représente à lui seul la majorité des déchets produits par le secteur du BTP. Il témoigne aussi de l’importance des terres issues des chantiers.
Cette situation engendre d’importants défis environnementaux : multiplication des transports routiers, émissions de gaz à effet de serre, saturation des sites de stockage et pression croissante sur les espaces naturels. Par conséquent, la gestion des terres issues des chantiers est donc un enjeu central.
Face à ces constats, les professionnels du secteur cherchent désormais à développer des solutions plus durables pour les terres issues des chantiers. Par ailleurs, ils souhaitent aussi mettre en place des outils plus respectueux de l’environnement.
Transformer un déchet en ressource
L’ambition du programme GeTex est simple : considérer les terres excavées comme une matière réutilisable plutôt que comme un déchet à éliminer. Par ailleurs, de nombreuses initiatives mettent l’accent sur les terres issues des chantiers.
Ces matériaux, c’est-à-dire les terres issues des chantiers, peuvent en effet être employés dans de nombreux projets d’aménagement, de renaturation ou de réhabilitation des espaces urbains. De plus, cette approche permet de limiter l’extraction de nouvelles ressources naturelles. Elle contribue aussi à réduire les coûts et les impacts liés au transport.
Dans un contexte où les collectivités s’engagent vers l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) à l’horizon 2050, cette évolution apparaît comme un levier important. En effet, elle permet de préserver les sols. Elle favorise aussi une gestion plus responsable des terres issues des chantiers et du foncier.
Une méthode pour encourager l’économie circulaire
Le guide GeTex propose plusieurs pistes d’action destinées aux collectivités, aménageurs, promoteurs immobiliers et entreprises du BTP. Par ailleurs, il facilite la gestion des terres issues des chantiers.
La priorité consiste à mieux connaître la qualité des sols avant le lancement des travaux afin de limiter les excavations inutiles, notamment celles qui produisent des terres issues des chantiers. Lorsque les déblais sont inévitables, le réemploi sur place ou à proximité est privilégié. Ainsi, cela permet de réduire les déplacements et la consommation de ressources.
Cette démarche s’inscrit pleinement dans les principes de l’économie circulaire qui visent à prolonger l’utilisation des matériaux des terres issues des chantiers. De plus, elle cherche également à réduire la production de déchets.
Une mobilisation des acteurs de l’aménagement
Le projet a été développé avec le soutien de plusieurs acteurs majeurs de l’aménagement, de l’énergie et de la construction. Leur objectif commun est de faciliter le développement de nouvelles pratiques plus durables sur les chantiers de demain. Ils souhaitent ainsi valoriser mieux les terres issues des chantiers.
Des phases d’expérimentation sont désormais prévues afin de tester concrètement les recommandations du guide sur plusieurs opérations d’aménagement. Cela concerne notamment la gestion des terres issues des chantiers.
Un enjeu d’avenir pour les territoires
La valorisation des terres excavées constitue aujourd’hui un sujet stratégique pour les villes en pleine transformation comme Ivry-sur-Seine. C’est aussi le cas pour l’ensemble de la métropole francilienne. Ainsi, la réutilisation des terres issues des chantiers y contribue fortement.
En favorisant le réemploi local des matériaux et une meilleure gestion des ressources, les acteurs du territoire participent à la construction d’un modèle plus durable. Ce modèle concilie développement urbain, préservation des sols et réduction de l’empreinte environnementale des terres issues des chantiers.
À l’heure où la transition écologique devient une priorité, il est clair que les terres issues des chantiers pourraient bien devenir l’une des ressources clés de la ville de demain.


